Notre histoire

Limitrophe au département de la Haute-Vienne, Etagnac niche dans une campagne verdoyante
où vaches et moutons paissent paisiblement, non loin des étangs et ruisseaux constellant la nature. 
Les annales d’Etagnac sont indissociables du château de Rochebrune, qui fut la propriété de nombreux seigneurs.

Au Xéme s, des incidents violents eurent lieu causés par l’exaspération des paysans relative
aux ponctions du clergé et de la noblesse.

 
Puis guerres civiles et de religion causèrent beaucoup de pertes, matérielles et humaines.La peste (1348 et 1631), les famines (1374,1375, 1381 et 1382), les inondations catastrophiques (1209, 1213, 1257, 1301 …, la grande sécheresse de 1277, le froid glacial de 1677 contribuèrent à la désertification de la région.

Sous la Révolution Française, la grande réforme coupa le pays en 83 départements. Etagnac fit partie du département de la Charente. La commune devait alors être administrée : les premières élections municipales eurent lieu. Le 1er maire fut Etienne Barbarin de la Martinie, lequel n’officia qu’un an, avant de démissionner.

Au XIXème s, Etagnac essuya des querelles avec Saint-Junien et Chassenon, à propos de terres limitrophes pour l’une à la Haute-Vienne, et pour l’autre à la commune. Un compromis fut trouvé avec Saint-Junien, en 1813, devant le Ministère de l’Intérieur, délimitant les deux communes et départements au ruisseau du Sauvarin, en bas de la côte de Mons.Etagnac gagna contre Chassenon et récupéra sur sa commune les hameaux de Pilas et de Beaulieu, lesquels, bien que situés sur la rive droite de la Vienne, appartenaient à Chassenon, située rive gauche. 
Au cours de la première guerre mondiale, l’instituteur de la commune rédigea un compte-rendu de la situation.

On apprend que les vivres n’avaient pas manqué mais que le cours des denrées avait doublé voire triplé; que l’agriculture avait quelque peu souffert, mais que chacun avait apporté son concours à l’ouvrage et que tout était alors parvenu à se faire. 
Pendant la guerre de 39/45, Etagnac fut un haut lieu de parachutage, ainsi qu’un lieu de passage des maquisards en transit vers le Massif Central et de camouflage pour les maquis de la région. 
Aujourd’hui, Etagnac est une commune paisible, sur laquelle se développe vie économique, touristique et associative. 
Idéalement située, elle constitue une sympathique étape pour tous ceux qui se rendent dans le centre de la France ou dans le sud ouest, en passant par Angoulême. 
(Informations tirées d »Hommes et Monuments d’Etagnac » par André BERLAND)